27 février 2026
PORTRAIT | Lisa CIPOLLA & Matthieu WILD
Domaine de Mathalis
✨ Superbe rencontre à Montpellier cette année au salon “Le Vin de Mes Amis”. Matthieu et Lisa sont installés à Saze (30) depuis 2024. Aujourd’hui, le domaine compte 5 ha en Côtes-du-Rhône et Lirac, avec l’objectif d’atteindre 10 ha progressivement.
📖 Matthieu est originaire des Alpes-Maritimes. Après des études de Commerce à Montréal, sa passion du vin le rattrape. Entre 2013 et 2015, il passe donc un BTS viti-œno à Orange en alternance au Clos des Saumanes à Châteauneuf-de-Gadagne (84). Il y restera plusieurs années. Après un passage dans le Lubéron, il rejoint Tavel (30) pour aider Romain LE BARS, le temps d’une vendange.
Lisa, quant à elle, est originaire d’Avignon (84). Après un BTS en commerce international, elle évolue dans le monde du vin. D’abord au Domaine de la Cabotte à Mondragon (84), puis au Domaine de la Célestière à Châteauneuf-du-Pape (84). Depuis 2024, elle jongle entre son rôle au domaine (commerce, gestion, comptabilité et coups de main à la vigne) et son poste de responsable commerciale à la cave coop de Calvisson (30). Leur projet commun, renforcé par l’arrivée de leur fille, est de pouvoir être ensemble à 100% sur le domaine.
🌱 Les vignes étaient déjà en bio lors de leur reprise, une vraie chance ! L’enherbement naturel et le faible travail du sol permettent de préserver la biodiversité. Les parcelles de Lirac sont entourées de forêts, tandis que les autres sont bordées de bois et riches en faune et flore. À terme, ils prévoient de replanter des haies et d’accueillir un éleveur voisin pour faire pâturer des moutons en hiver.
🍇 En cave, ils privilégient un travail naturel, sans intrant et sans soufre, sauf intervention ponctuelle si nécessaire. Les élevages des cuvées « 33 Tours », Lirac ainsi que le rosé se font en muids pendant 6 mois, affinant les vins et leur donnant de la structure et de la générosité. La cuvée printanière, elle, est vinifiée sans élevage.
🍷 Fraîcheur, gourmandise et digestibilité sont au rendez-vous. Les vins se dégustent dès aujourd’hui.
Coup de ❤️ pour ce domaine ! 💣 Des vins digestes, profonds et équilibrés, avec une mention spéciale pour la cuvée “Jeannou” : un rouge léger et gourmand à souhait.

29 janvier 2026
PORTRAIT | Tom GAUDITIABOIS
📖 Né en 1992, Tom Gauditiabois incarne la nouvelle génération champenoise.
Originaire de Chézy-sur-Marne (02), il reprend le domaine familial, à la fin de l’année 2015, avec l’envie immédiate de produire ses propres vins. À l’époque, ses parents se consacraient uniquement à la viticulture et vendaient la récolte sur pied (raisins récoltés et vinifiés par un autre). Entre 2011 et 2013, il passe son BTS viti-œno en alternance chez Anselme Selosse, qui lui inculque une manière de réfléchir le vin :
– remise en question permanente,
– adaptation aux millésimes,
– approche non interventionniste.
En 2014, il part 1 an en Nouvelle-Zélande pour les vendanges et les vinifications, une expérience marquante.
Actuellement, Tom vinifie 1 ha des 7 ha de vignes que comptent le domaine. Le reste est encore vendu sur pied. Son objectif est clair : vinifier l’intégralité du vignoble dans les 10 prochaines années.
🌱 À la vigne, le travail est conduit en bio, sans certification. Les désherbants ont été arrêtés dès l’an 2000 par son père, ce qui permet aujourd’hui de travailler des sols vivants. Tom privilégie l’enherbement naturel. Les parcelles, entourées d’arbres et de forêts, bénéficient d’une faune et d’une flore riches et bien développées.
🍇 En cave, la philosophie reste la même : intervenir le moins possible. Les vins sont vinifiés sans soufre ou avec seulement 1 g à la sortie du pressoir. Les élevages se font en fûts de 600 litres pendant 1 an, apportant un style oxydatif fin et élégant.
La particularité de Tom est de proposer des cuvées éphémères, pensées comme un outil d’exploration pour mieux comprendre ses terroirs : un millésime, une cuvée, chaque année différente.
Jusqu’à présent, les vinifications se faisaient dans son garage. Un chai est actuellement en construction, avec une mise en service espérée pour les vendanges 2027. Un projet longuement mûri, réfléchi depuis 2 ans, pensé pour travailler par gravité et équipé d’un système de puits canadiens afin de garantir une hygrométrie naturelle et stable. « Je prends le temps de faire les choses intelligemment », confie Tom.
🍷 « J’aime l’équilibre, la tension, la salinité et l’oxydation », explique-t-il. Pour lui, la patience est le maître mot : le temps est essentiel à l’expression de ses vins. D’un millésime à l’autre, les profils changent radicalement, reflet fidèle du travail mené à la vigne. Et surtout, il le dit avec simplicité : il aime boire ses vins, un excellent signe.
🍾 Des champagnes incroyables aux notes briochées, iodées et oxydatives.
Un style singulier, épuré, profondément personnel. ❤️
Un jeune vigneron à suivre de très près.

31 décembre 2025
PORTRAIT | Émile PASQUIER
Château Gaudrelle
Début décembre, nous sommes allés à la rencontre d’Émile PASQUIER, aux portes de Tours, à Rochecorbon (37). Au programme : balade dans les vignes et superbe dégustation pour découvrir ce jeune vigneron à la tête d’un domaine emblématique de Vouvray.
✨ Originaire de Tours, Émile reprend en 2023, les 17 ha du Château Gaudrelle, domaine historique fondé en 1931 et acquis par son père en 2009.Après une école de commerce à Nice (2013-2016), il étudie 2 ans en Caroline du Nord puis travaille un an en Californie comme chef de projet dans la tech. En 2019, il ressent le besoin de revenir aux sources et passe plusieurs mois sur le domaine familial. Un projet de voyage en sac à dos en Asie, initialement prévu pour 3 ans, sera écourté par le Covid, mais restera une expérience humaine marquante.
Le déclic pour le vin est venu lors de dégustations qui le bouleversent : chez Nicolas RENARD à Amboise (37), puis au Domaine de Fosse-Sèche, dont le projet agroécologique l’inspire profondément. Il décide de se former sérieusement : de 2020 à 2022, il suit un BTS viti-œno dans le Jura, en alternance entre le domaine familial et la Ferme des 7 Lunes (07) avant de revenir au domaine.
🌱 Les vignes sont conduites en bio depuis 2017 et entament la certification biodynamique en 2025. Émile mise fortement sur les tisanes et décoctions de plantes pour réduire l’usage du cuivre. L’enherbement naturel est privilégié afin de limiter le travail des sols. 2 ha sont travaillés au cheval, le reste au tracteur. 2 des 4 parcelles sont entourées de forêts, favorisant une grande biodiversité ; pour les autres, des projets d’agroforesterie et de mares sont en réflexion.
🍇 En cave, le travail se fait le plus naturellement possible, avec seulement 1 g de soufre lors de la mise en bouteille. Le domaine propose 3 grandes gammes :
– une gamme de printemps, sans élevage,
– une gamme parcellaire avec des élevages classiques de 18 à 30 mois,
– une gamme d’élevages longs, pouvant aller jusqu’à 10 ans.
Chaque cuvée est pensée en fonction de son objectif, avec des choix de vinification adaptés.🍷 « J’essaie de travailler la diversité », explique Émile. La signature du domaine repose sur des vins de chenin frais, portés par la tension et la minéralité, tout en laissant s’exprimer la richesse des terroirs.
👉 Une superbe rencontre avec un vigneron inspirant. Volume, puissance, énergie et minéralité sont au rendez-vous. Mention spéciale pour le Clos de la Huppe et le cabernet franc, que nous avons hâte de vous faire découvrir au printemps !

28 novembre 2025
PORTRAIT | Alix ROQUE
Domaine de Clovallon
✨ Nous avons rencontré Alix lors de notre périple estival de 2023 au Mas d’Alezon, le domaine de sa maman Catherine. Celle-ci exploitait également Clovallon avant que sa fille ne le reprenne.
Alix, vigneronne passionnée et discrète est installée à Bédarieux (34) au cœur des montagnes du Haut-Languedoc. Elle se destine très tôt à devenir vigneronne. Après un BTS viti-oeno à Montpellier en 2008, elle part se former l’année suivante auprès de différents vignerons : Angelo Gaja dans le Piémont (Italie), Marie-Thérèse Chappaz dans le Valais (Suisse)…
À partir de 2010, elle enchaîne vinifications et aventures dans l’hémisphère Sud : Tasmanie en 2011, où elle supervise les blancs et les bulles chez Stefano Lubiana ; Chili en 2012, dans la vallée de Colchagua, pour comprendre le Pinot sous un autre climat.
Entre 2 voyages, elle revient chaque année vinifier à Clovallon. Un jour, sa mère lui glisse : « Il serait peut-être temps de reprendre le domaine… ».
2012 marque alors le grand saut : Alix s’installe définitivement, prête à écrire sa propre page.
🌿 Depuis toujours, le domaine est conduit en agriculture biologique, avec une certification acquise au début des années 2000, puis en biodynamie à partir de 2010.
Au Clovallon, les vignes sont d’un seul tenant et entourées d’arbres, apportant fraîcheur et diversité. La Ligue pour la Protection des Oiseaux y a même recensé plus de 2 000 espèces d’insectes et d’animaux !
En juin, l’herbe haute est coupée pour former un paillage naturel qui retient l’humidité. De novembre à mars, un berger fait pâturer chèvres et moutons, nettoyant les sols et enrichissant naturellement la terre. « La nature sait ce dont elle a besoin », aime rappeler Alix, qui s’efforce de l’accompagner plutôt que de la contraindre.
🍇 En cave, elle recherche la pureté : vinifications sans intrant, sans souffre jusqu’à la mise. Une dose homéopathique peut être ajoutée juste avant la mise en bouteille afin d’assurer la stabilité des vins, tout en préservant leur finesse.
🍷 Les vins du Domaine Clovallon sont le reflet de ce terroir frais et singulier : élégants, précis, traversés d’une énergie minérale. Alix confectionne des cuvées pleines de profondeur, de délicatesse, sans jamais perdre leur gourmandise.
Un domaine confidentiel, engagé et vibrant, qui mérite d’être découvert ou redécouvert de toute urgence. 🍷✨

31 octobre 2025
PORTRAIT | Léah ANGLÈS
Superbe rencontre lors de notre périple dans le Roussillon la semaine dernière !
✨Originaire de Saint-Cyprien (66), Léah ANGLÈS est aujourd’hui la plus jeune vigneronne de Collioure, considérée comme l’étoile montante de l’appellation.
Cette boule d’énergie s’est installée en 2022 avec 5 ha non loin de sa terre natale : son chai est à Argelès-sur-Mer (66) et ses vignes sont réparties sur 3 des 4 communes de l’appellation Collioure : Port-Vendres, Collioure, Banyuls souvent proches de la mer.
Lorsqu’on lui demande pourquoi elle est devenue vigneronne, Léah parle d’un hasard heureux : « J’ai eu une bonne étoile » !
Après une licence de chimie (2010-2013), elle pousse par hasard la porte du diplôme d’œnologue à Montpellier (2014-2016), elle travaille ensuite à La Coume del Mas (66), puis part en Nouvelle-Zélande en 2017. Elle revient ensuite à Collioure, travaille comme caviste à Paris quelques mois, avant de retrouver La Coume del Mas, où elle restera jusqu’à fin 2021.
Les opportunités et les rencontres l’ont menée vers ce métier, sans qu’elle en mesure tout de suite la difficulté. « Si tu ne sais pas que tu vas en chier, tu le fais ! », ajoute-t-elle en riant.
🌿 Depuis ses débuts, Léah travaille en bio, sans label pour le moment.
Elle privilégie les tisanes, décoctions de plantes, purins d’algues et huiles essentielles, appliqués à l’atomiseur pour une meilleure précision.
Elle sème féverole, avoine, seigle et moutarde sur la seule parcelle mécanisable et apporte du fumier dans ses vignes.
La majorité des travaux se font à la main, parfois au cheval ou au chenillard.
Ses parcelles, entourées de forêts et proches de la mer, accueillent aussi des ruches, renforçant la biodiversité.
🍇 En cave, Léah vinifie sans intrant.
Elle ajoute seulement une dose homéopathique de soufre après la fermentation malolactique.
Les blancs sont élevés en barrique pendant 18 mois, les rouges en cuve pendant 8 mois.
🍷 Elle aime produire des vins de terroir, à la fois fins, élégants et puissants, où chaque parcelle exprime sa personnalité.
Léah est une vigneronne pleine d’énergie, sincère et passionnée.
Ses vins sont authentiques, gourmands et digestes, empreints d’émotion et de précision.
Une belle découverte. À suivre de près ! 😉

01 octobre 2025
PORTRAIT | Julien BÉRENGER
La Butte aux Cerfs
✨ Nous avons rencontré Julien lorsqu’il est venu nous présenter son 2ᵉ millésime.
Après un BTS technico-commercial en vins et spiritueux à Vayres (33) qu’il obtient en 2005, Julien ouvre sa propre cave dans les Yvelines (78), sa région d’origine, et l’anime jusqu’en 2007. Puis il s’éloigne du monde du vin pour travailler dans l’industrie en Seine-Saint-Denis (93). Mais la passion le rattrape : en 2015, il reprend ses études et décroche un BTS viti-œno dans l’Indre (36), en alternance chez Loïc Mahé (49), un mentor qui reste encore aujourd’hui une référence pour lui.
En 2020, il s’installe définitivement dans la Loire, à Faye-d’Anjou (49) avec 2 ha de vignes. Aujourd’hui, son domaine s’étend sur 4,5 ha. Son premier millésime voit le jour la même année, marquant le début d’une nouvelle aventure. Son choix de s’installer en Anjou s’explique aussi par un lien familial : son père y vit déjà.
🌱 Dès son installation, Julien choisit une agriculture biologique. La biodiversité est au cœur de ses préoccupations :
– enherbement naturel,
– engrais verts semés après les vendanges,
– replantation d’amandiers et de fruitiers.
À court terme, il souhaite accueillir des bergers itinérants pour faire pâturer des moutons de novembre à mars, un apport naturel d’engrais sans avoir à gérer lui-même le troupeau.
🍇 En cave, Julien privilégie une vinification douce, avec peu d’intrants. Il utilise le soufre seulement en doses homéopathiques, quand c’est nécessaire, pour garantir des vins propres et nets, loin de toute déviance.
Les blancs : élevage de 12 mois, en barrique (dont 20% de neuves).
Les rouges : élevage en foudre et en barrique, pendant environ 12 mois.
🍷 « J’aime élaborer des blancs minéraux, tendus mais avec une petite touche de rondeur, et des rouges avec de la matière, de la mâche, de la profondeur et une belle maturité », explique-t-il. Fidèle à son engagement, il veille aussi à proposer des vins de qualité à des prix accessibles.
👉 Des cuvées équilibrées, fraîches, soyeuses et dotées d’une belle buvabilité : un domaine à suivre de près. Mention spéciale pour son blanc Lézarus, qui allie salinité et peps.

09 septembre 2025
PORTRAIT | Benoît LALANNE
✨ Originaire de Langon (33), près de Bordeaux, Benoît s’est installé à Faye-d’Anjou (49) en 2021. En décembre de cette même année, il reprend à Joël Ménard une parcelle de 0,70 ha sur le lieu-dit Montbenault. En 2023, il ajoute 0,40 ha en fermage sur le lieu-dit Quart des Noëls.
Son parcours est singulier : après un diplôme de pharmacien obtenu à Bordeaux en 2004, puis celui de biologiste à Amiens en 2007, il exerce 10 ans en laboratoire, dont plusieurs années à Limoges (87). Mais la forte industrialisation du secteur le détourne progressivement de ce métier dans lequel il ne se reconnaît plus. En 2018, il choisit la reconversion. Amateur de vin depuis ses 18 ans, il s’oriente vers ce qui l’anime vraiment : la vigne.
En 2019, il entame, en distanciel, un BTS viti-œno à Dijon et réalise ses stages en Anjou (49). Son profil atypique et sa passion convainquent Richard Leroy (49) de l’accueillir 1 an à ses côtés. Il poursuit 6 mois en cave chez Belargus (49). C’est ainsi qu’il découvre en profondeur la Loire et le chenin : cépage qu’il affectionne.
🌱 Depuis ses débuts, il travaille main dans la main avec Richard Leroy (49) : ils réalisent tous les travaux en parallèle et forment un binôme solide.
Aujourd’hui, le domaine de Benoît avoisine 1 ha, avec l’ambition d’atteindre 2,5 ha à terme. Certifié en agriculture biologique (Ecocert) dès le départ, Benoît s’appuie aussi sur 2 préparations biodynamiques (500 et 501). Il laisse un enherbement naturel qu’il combine à un griffage du sol pour l’inter-rang, puis travail du cavaillon mécanique et piochage manuel. Les vignes, entourées de forêts et de haies, bénéficient d’un équilibre naturel qu’il souhaite conserver.
🍇 En cave, le travail se fait sans intrant. Les vins sont élevés 18 mois : 12 mois en barrique, suivis de 6 mois en cuve, pour gagner en stabilité et offrir des vins prêts à boire.
🍷 « J’aime la minéralité, le tranchant et le peps » explique-t-il. C’est exactement ce que l’on retrouve dans ses cuvées : des vins denses, profonds, purs et précis.
Nous sommes heureux de pouvoir suivre Benoît et impatients de découvrir la suite de son aventure ! ❤️❤️❤️

05 juillet 2025
PORTRAIT | Adeline & Hervé RAVERA
✨ Hervé est originaire d’Avot, en Côte-d’Or (21). Il commence sa vie professionnelle comme infirmier à Dijon (21), puis à Mâcon (71). Passionné de nature, de vin, de travail manuel, il rêve depuis toujours d’un domaine à lui. En 2002, il entame un BPREA au lycée de Davayé (Mâcon), puis effectue un stage au domaine Guillemot-Michel à Clessé (71), où il sera ensuite salarié. En 2004, il part avec Adeline, sa compagne, pour le Salvador (Amérique Centrale), où il continue d’exercer comme infirmier. 2 ans plus tard, ils rentrent en France.
En 2007, il découvre un lieu niché dans les hauteurs du Beaujolais : le lieu-dit “Laval”, à Marchampt (69). Un véritable coup de cœur : maison, cuvage, vignes en un seul tenant, à 500 mètres d’altitude. Il décide alors de s’y installer pour créer son propre domaine.
Adeline, originaire du Doubs (25) est diplômée en 2001 après des études de sage-femme à Dijon. Elle exerce ce métier pendant 20 ans, à Mâcon. Depuis toujours, elle épaule Hervé dans les vignes pour la logistique des vendanges et la comptabilité. Après une série de formations (taille douce, traction animale, comptabilité, …), le 1ᵉʳ mai 2022, elle rejoint officiellement le domaine : “Partager la même activité, c’est une grande joie. J’adore la partie vigne. C’est une plante attachante.” Très investie dans les soins apportés à la vigne, elle joue un rôle fondamental dans l’exigence de précision et de justesse.
🌱 Le domaine s’étend aujourd’hui sur 3,75 ha, situés autour de la maison, sur des coteaux très pentus. Dès le départ, Hervé a choisi de travailler en agriculture biologique. “Depuis tout petit, j’ai une passion pour la nature. Le bio, c’était une évidence.”
Le sol est travaillé de manière douce, avec un labour léger à la fin de l’hiver et au printemps. Hervé s’est formé à la traction animale dès 2010 avec le fidèle Reggae-Night qui a tiré sa révérence. Alizé, une jument percheronne, a pris la relève depuis. Le domaine respecte au maximum l’écosystème : haies replantées, herbes gérées sans produit, plantes spontanées dans les vignes qui nourrissent les insectes et créent une belle dynamique naturelle.
Un verger nourricier entoure les parcelles : pommes, cerises, figues, amandes, … L’idée est de tendre vers une forme d’autosuffisance en arboriculture. En 2022-2023, des amandiers et abricotiers ont même été plantés au sein des vignes hybrides.
🍇 En cave, le travail est aussi naturel que possible. Aucun intrant, zéro soufre : ici, on fait confiance au raisin et au millésime. Les vins sont élevés en cuve, sur lies, pendant au moins 10 mois, parfois jusqu’à 2 ans si le millésime s’y prête. Ce temps long permet d’élaborer des vins stables, expressifs, pleinement vivants.
❤️ “Ce qu’on aime, dit Hervé, c’est l’intimité qu’on a avec nos vins. On veut faire des vins honnêtes, qui nous ressemblent, avec du relief, du tanin, un peu d’amertume, de la profondeur. Et surtout, une liberté totale.”
Leurs vins sont remarquables, sincères, précis & méticuleux. Des gamays mûrs, charnus et épicés. ❤️❤️❤️

29 mai 2025
PORTRAIT | Élise BOUGY
✨ Nous avons rencontré Élise cette année, au salon “La Dive Bouteille” à Saumur (49). Une belle dégustation avec une vigneronne passionnante, pleine d’énergie & de détermination.
Installée aux Mesneux, dans la Marne, sur 3 ha de vignes, Élise est fille de vigneron. Le vin, elle y entre par le commerce, avec un BP REA à Avize (51) en 2003 suivi, d’un Master en commerce des vins à Reims, obtenu en 2005. Elle débute comme responsable grands comptes chez Bouchard Père & Fils (2005-2007), puis chez Bollinger (2007-2013). En 2014, elle lance Les Bouchons d’Élise, agence commerciale en champagne, vins et spiritueux. En parallèle, elle reprend le domaine familial en 2018 mais elle part de zéro, car à l’époque de son père, toute la récolte partait à la coopérative.
Aujourd’hui, elle jongle entre ces deux casquettes : vigneronne et ambassadrice de vignerons.
🌱 Ses vignes sont réparties entre 2 terroirs d’exception : 2/3 au pied de la Montagne de Reims en 1er cru et 1/3 au Mesnil-sur-Oger (51), au cœur des grands crus de la Côte des Blancs.
Dès le départ, elle convainc son père de sortir de la coopérative et de convertir le domaine à l’agriculture biologique. Pour elle, c’était une évidence. Aujourd’hui, le domaine est certifié Ecocert depuis 2022 et son approche est tournée vers la régénération des écosystèmes. Aux Mesneux (51), elle replante de longues haies pour ramener de la biodiversité. Au Mesnil-sur-Oger, les parcelles sont naturellement entourées de forêts, d’arbres et de haies. Elle privilégie un travail doux des sols : enherbement naturel, pas de labour agressif et un usage limité du tracteur. À certaines périodes, des moutons pâturent dans les vignes, apportant humus et matière organique.
Le vignoble, vivant et soigné, est à son image : sincère, exigeant et libre.
🍇 Élise vinifie son 1er millésime en 2018, dans des caves prêtées par des amis. Dès 2019, elle aménage son propre chai aux Mesneux. Elle travaille sans intrant, avec très peu de soufre : elle souhaite laisser le vin s’exprimer avec le minimum d’intervention. « Je recherche vraiment de la dimension dans mes vins, du volume, de la profondeur, … et surtout l’émotion que ça procure. » L’élevage long est au cœur de sa philosophie. 22 mois sur lies, en fûts et vieux foudres : pour elle, c’est la base. « Ça apporte cette quatrième dimension, comme j’aime l’appeler. Une micro-oxygénation fine, qui révèle vraiment le terroir et amène de la complexité. » Elle envisage déjà d’aller plus loin, avec des élevages encore plus longs.
❤️ Élise signe des champagnes parcellaires, vivants, profonds, emplis d’énergie et de tension. Des vins vibrants, avec une vraie signature. Elle incarne cette génération de vigneronnes libres, techniques et sensibles à la fois, qui marquent les esprits.
Une claque & un vrai coup de cœur !

30 avril 2025
PORTRAIT | Alex MARTIN
✨ Originaire de Montreuil-Bellay (49), Alex est un enfant de la vigne et du terroir. Ses parents, installés depuis les années 2000, cultivent 24 ha de vignes, dont les raisins sont envoyés à la cave coopérative. Très tôt, il se passionne pour ce métier au contact de la nature et s’oriente donc vers des études dans le vin. De 2015 à 2017, il suit un BTS technico-commercial en vins et spiritueux au domaine Bobinet à Dampierre-sur-Loire (49). Il enchaîne ensuite avec un BTS viti-oeno, en alternance, au Domaine Saint-Nicolas à Brem-sur-Mer (85), qu’il intègre à plein temps jusqu’à fin 2020.
Puis, il devient assistant chef de culture au Clos Rougeard : une expérience marquante, aussi bien sur le plan humain que technique. Fort de ce bagage, il saute le pas et reprend, en avril 2023, 2 ha de vignes sur l’exploitation familiale pour les vinifier. Le millésime 2023 marque ainsi le début de son aventure personnelle, avec sa toute première cuvée de Saumur blanc. En 2025, il vinifiera 1 ha supplémentaire.
🌱 Le passage à l’agriculture biologique est une évidence. Dès que son père apprend qu’Alex souhaite reprendre le domaine, il initie la conversion. Aujourd’hui, Alex pousse la démarche encore plus loin : replantation de haies, gestion douce de l’enherbement, non-labour… le tout dans une logique de régénération des sols et de préservation de la biodiversité. Il produit même ses propres couverts végétaux grâce à la ferme céréalière familiale. « J’aimerais mettre des animaux dans les vignes, mais chaque chose en son temps. »
🍇 Les vinifications sont menées sans intrant. Le soufre ? « Le moins possible, seulement si nécessaire. » Il privilégie une approche la plus naturelle possible, en s’adaptant à chaque millésime. « Les élevages — au minimum 12 mois — se font dans des caves troglodytes, car les conditions y sont idéales : température constante et hygrométrie parfaite. »
🍷 Alex recherche, pour ses blancs, la pureté, l’élégance et la finesse. Pour les rouges, il opte pour des macérations longues afin de ne pas extraire le côté végétal du cabernet franc et préserver la finesse.
Lors de son passage à la cave, nous avons eu un coup de ❤️ pour sa première cuvée “La Butte des Rochettes” . Un premier millésime très prometteur !

31 mars 2025
PORTRAIT | Joé CHANDELLIER
✨ Originaire d’Alès (30), au cœur des Cévennes, Joé s’est installé en 2022 à Souvignargues, entre Nîmes (30) et Montpellier (34). Aujourd’hui à la tête de 13,5 ha de vignes, il a tracé son chemin avec passion et détermination.
Après un BTS viti-œno à Montpellier (2013-2015), Joé poursuit avec une licence en sciences de la vigne à Dijon (2017-2018). C’est là qu’il découvre le monde des vins vivants grâce à ses camarades de promotion, qui l’initient aux vins naturels et aux émotions qu’ils peuvent transmettre. La découverte des salons comme la Dive Bouteille le conforte dans sa vocation.
Son aventure débute en 2019 avec son premier millésime, vinifié au Domaine Mouressipe, où il travaillait. Alain, le vigneron, lui avait prêté une parcelle, pour qu’il fasse ses premières armes tout en bénéficiant de son matériel et de ses conseils.
Son installation s’est faite progressivement : d’abord sur un petit fermage de 4 ha, puis, au fil des opportunités, il a pu acquérir ses propres vignes. Ce qui le motive avant tout, c’est l’envie d’être dehors, au plus proche du vivant. Son implantation à Souvignargues s’est imposée naturellement grâce aux rencontres et à l’entraide locale. Aux côtés de vignerons comme Thierry FORESTIER, il évolue dans une dynamique collective où solidarité et partage sont au cœur du métier.
🌱 Dès le départ, il choisit de cultiver ses vignes en bio. Ses parcelles, réparties en plusieurs îlots entourés de garrigues et de haies, bénéficient d’un environnement préservé. Il privilégie l’enherbement naturel de septembre à mars et broie le couvert végétal au printemps. Il laboure ensuite pour enfouir la matière organique et nourrir les sols, tout en respectant l’écosystème local. Inspiré par les anciens, il adapte ses pratiques pour préserver l’équilibre et la biodiversité de ses vignes.
🍇 En cave, il travaille naturellement et limite l’usage du soufre à des doses homéopathiques, en fonction des besoins du millésime. Son approche vise à accompagner le vin sans le brusquer, pour laisser s’exprimer pleinement son terroir. Sa cuvée “Alluvions” bénéficie d’un élevage de 6 mois pour offrir un vin facile et gourmand, tandis que d’autres cuvées peuvent être élevées plus de 10 mois pour apporter un peu plus de structure et de profondeur.
🍷 Son objectif est clair : proposer des vins accessibles, sur le fruit et digestes.
Une belle promesse pour les amateurs de vins vivants. Des jus frais, gourmands, d’une belle intensité ! ❤️❤️❤️

26 février 2025
PORTRAIT | Étienne SEIGNOVERT
✨ C’est en 2022, lors d’une visite en Ardèche, que nous avons rencontré, pour la première fois, Étienne. Originaire de la région, il fonde son propre domaine en 2020, à Tournon-sur-Rhône (07).
C’est lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande en 2015-2016 qu’Étienne découvre véritablement le vin. Là-bas, il commence à rencontrer des vignerons et à visiter des domaines. Fils de restaurateurs passionnés par la gastronomie et le vin, il se prend de passion pour ce métier qui allie terroir, savoir-faire et expression personnelle.
C’est naturellement qu’il passe, en 2018 à Beaune, un BTS viti-œno en alternance au Domaine Yann Chave (26). Il poursuit en 2019, avec une licence d’agronomie à Montpellier (34) tout en travaillant au Mas des Agrunelles. Il enchaîne avec une expérience au Château Revelette en Provence, pendant 1 an, à la fois en cave et au commerce. Le COVID le contraint à quitter son poste, il retourne alors chez ses parents en Ardèche. Là, il aide un ancien du village dans ses vignes. Séduit par son engagement et sa passion, ce dernier lui cède quelques parcelles. C’est ainsi que l’aventure débute. Parti d’1 ha, il cultive aujourd’hui 2 ha et vise, à terme, une surface de 3 ha.
🌱 Ancré en Ardèche, sa terre natale, le domaine bénéficie d’un environnement riche et préservé. Dès le départ, Étienne fait le choix du bio, une évidence pour lui, ayant grandi dans une famille sensibilisée au respect de l’environnement. Il applique également certaines pratiques biodynamiques et cultive ses vignes en préservant la biodiversité : ses parcelles sont entourées de forêts. Il plante régulièrement des fruitiers, des haies et des arbres à fleurs pour favoriser la pollinisation et offrir des abris naturels aux insectes et animaux. La mise en place de mares permet d’équilibrer l’écosystème, favorisant l’apparition d’amphibiens et d’insectes bénéfiques à la vigne.
🍇 À la cave, il travaille sans intrant et limite au maximum l’usage du soufre, n’en ajoutant qu’en cas de nécessité. Il privilégie des élevages longs : 2/3 de ses vins passent en barriques, avec un élevage de 8 mois pour ses cuvées de printemps et de 12 à 18 mois pour d’autres, notamment le « Saint-Joseph ». Ce travail en élevage donne une dimension supplémentaire, patine le vin et affine ses arômes.
🍷 Étienne recherche avant tout la finesse et l’équilibre, tout en assumant une touche rustique apportée par la vendange entière. La rafle joue un rôle clé, apportant fraîcheur et structure. Il en résulte des vins digestes, élégants et sincères, où se mêlent légèreté et complexité.
Des vins à l’image de leur créateur : précis, maîtrisés et porteurs d’une identité forte ❤️❤️❤️.

31 janvier 2025
PORTRAIT | Dominique & Marie-Claude DUFOUR
Les Aussigouins
✨ Dominique Dufour et son épouse Marie-Claude sont installés à Rablay-sur-Layon, en plein cœur de l’Anjou. Ensemble, ils cultivent avec passion 70 ares de vignes nichées au sein d’un écrin de forêt et de biodiversité naturelle.
Originaire du village, Dominique a grandi dans une famille de vignerons. Ses parents avaient acquis, dans les années 50, des parcelles en friche qu’ils ont patiemment replantées. Cette histoire familiale a ancré en lui un profond respect pour le travail de la vigne. Marie-Claude, de son côté, est originaire de la Vienne et a suivi une formation en viticulture et œnologie à Bordeaux il y a 25 ans. Avant de se consacrer au vin, le couple travaillait dans l’aéronautique à Bordeaux. À partir des années 90 et en parallèle de leur travail, ils produisent leurs premières bouteilles de Coteaux-du-Layon en micro-quantités. En 2012, ils décident de revenir à Rablay pour reprendre le domaine et s’y consacrer à plein temps. C’est en 2014, qu’ils commencent à produire des chenins secs.
🌱 Dès leur retour, ils pratiquent une agriculture biologique puis biodynamique et mènent un travail minutieux, pour garantir des raisins sains et une expression authentique du terroir. Ils pratiquent un enherbement naturel et limitent le travail des sols pour préserver la vie microbienne.
🍇 En cave, Dominique et Marie-Claude travaillent sans intrant et sans soufre ajouté. Les élevages, d’une durée de 10 à 11 mois, se font en barriques pour apporter matière, densité et complexité aux vins. Chaque cuvée est une expression pure du chenin et de son terroir.
🍷 Ce qui anime Dominique et Marie-Claude, c’est leur amour pour leurs vins. Le couple a su s’imposer avec des cuvées qui figurent parmi les grands chenins de Loire, reflétant fidèlement leur terroir.
Coup de ❤️ pour ce domaine qui allie tradition et audace avec des jus énergiques, salins et empreints de profondeur. La cuvée “Experto…” revient en mars à la cave. À ne pas manquer pour découvrir toute la richesse et la singularité de ce petit mais grand domaine d’Anjou !

30 décembre 2024
PORTRAIT | Clément ROBERT
Domaine Léon
✨ Clément Robert, vigneron passionné, est originaire de Landreville, un petit village au cœur de la Côte des Bars, dans l’Aube. C’est ici, sur sa terre natale, qu’il a choisi de reprendre, en 2019, le domaine familial depuis 7 générations. Il s’étend aujourd’hui sur 9 hectares de vignes. Clément incarne la nouvelle génération de vignerons champenois qui allient héritage et innovation. Le nom « Léon » rend hommage à son arrière-grand-père.
Depuis son plus jeune âge, Clément savait qu’il deviendrait vigneron. Sa vocation née au collège, l’amène à un Bac pro viticulture-œnologie, à Avize (2010-2013). Il poursuit avec un BTS à Beaune (2013-2015). En 2016, il part en Californie pour une vinification dans la Napa Valley, puis en Australie (2017) et en Nouvelle-Zélande (2018). Il revient ensuite en France pour travailler dans la Maison de Champagne Fleury avant de s’installer définitivement sur le domaine familial.
🌱 Dès son retour, Clément souhaite réaliser des vins dans le respect du vivant. Il concrétise son approche par l’obtention du label bio en 2022 et du label Demeter (biodynamie) en 2024. Il cultive ses vignes en limitant au maximum le travail du sol et en pratiquant l’enherbement. L’introduction cette année de 14 moutons de Ouessant est un exemple de sa démarche : « ils pâturent dans les vignes, ça permet de réduire l’utilisation du tracteur, limitant ainsi l’empreinte carbone du domaine ».
🍇 Dans son chai, Clément n’utilise aucun intrant, privilégiant un travail le plus naturel possible. Il ne s’interdit pas le souffre à très petite dose si l’année l’y oblige. Ses champagnes sont élevés en fûts pendant au moins 10 mois : « Le fût permet d’apporter une complexité aromatique, une patine & une certaine élégance ». Il réalise des champagnes non dosés, issus d’un seul millésime.
🍷 Dans ses cuvées, Clément aime « le coté salin qui fait saliver et qui donne envie d’en reboire ».
Nous trouvons ses champagnes singuliers, précis & authentiques ❤️.

2 décembre 2024
PORTRAIT | Franck LIHOUR
Domaine Castéra
✨ Franck est la 5ème génération de vignerons sur le domaine Castéra. Il commence d’abord par s’intéresser à l’œnologie et passe, en 2007, un BTS viti-oeno. Il devient ensuite caviste à Pau (64). Au travers des vins qu’il découvre pendant cette expérience, son intérêt pour la vigne et le terroir grandit. Il part, en 2009, faire des vinifications en Afrique du Sud, puis en Californie. À partir de 2010, il travaille au centre de recherche viticole de Corse, puis à la chambre d’Agriculture de Bordeaux. Il retourne en Corse, en 2011, faire les vinifs au Clos Venturi. Toutes ces expériences ont façonné ses goûts et sa propre philosophie de travail. En 2012, il rentre au domaine familial, qu’il reprendra 2 ans plus tard. La passation se fait “intelligemment, tout en douceur. C’est avec patience que j’ai pu faire évoluer le domaine et les vins à mon image.”
🌱 Le domaine compte 60 ha de terres : 17 ha de céréales, 12 ha de vignes et le reste en prairies et forêts. La biodiversité est préservée car l’ensemble des coteaux est accidenté, donc très peu praticable, ce qui rend difficile le travail des sols. Il les enrichit avec un apport en fumier provenant de chez les bergers du coin. Cette année, pour maîtriser l’enherbement et nourrir les sols, des brebis vont venir s’installer quelques semaines dans les parcelles. “L’idée est de faire cohabiter l’humain, l’animal et le végétal.”
🍇 En cave, les vinifications se font en levures indigènes et le plus naturellement possible. Le but étant de “faire ressortir l’authenticité du terroir.” Pour les élevages, il sélectionne le contenant de chaque vin pour exprimer au mieux son potentiel : “la cuve inox pour aller chercher le fruit et la fraîcheur, le bois pour élever et affiner & l’œuf en grès pour apporter de la rondeur.”
🍷 Franck souhaite produire des “vins à son image, avec son propre style, tout en sortant des sentiers battus de Jurançon.” Des grands vins où le cépage et le terroir sont mis en avant.
À la cave, nous avons adoré ses vins racés & élégants. Mention spéciale pour la cuvée “Tauzy” qui allie puissance et finesse.

30 octobre 2024
PORTRAIT | Domaine Manuel GIRARD
✨ Issu d’une famille d’éleveurs de vaches laitières, Manuel a passé plus de 20 ans de sa carrière dans l’industrie à Paris puis à Lyon. En 2015, il plante dans son jardin 40 pieds de Syrah et commence à vinifier en “dilettante” chez lui et ça le passionne ! Il décide, en 2017, de passer le BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole) à Beaune (21) en parallèle de son travail. Il quitte son job en 2019, avant son stage, qu’il réalise chez Philippe Gavignet, à Nuits-Saint-Georges. Il poursuit chez Yann Bertrand où il passera 2 ans. Au fil des rencontres qu’il fait, l’envie et le courage de s’installer s’impose. En 2021, il a l’opportunité de racheter 1,06 ha de vignes : une parcelle de Fleurie avec un peu de blanc également. Il a choisi le Beaujolais pour “l’entraide et l’esprit rural : les vignerons sont soudés. C’est ce qui fait leur force !” En 2022, il reprend une parcelle de Morgon en fermage. Aujourd’hui le domaine compte 1,7 ha de vignes.
🌱 Manuel convertit les vignes en bio dès la création du domaine. Il travaille les sols mécaniquement à la surface, avec 3 passages par an, pour ne pas être envahi par l’herbe. Il utilise les bases de la biodynamie en utilisant des plantes, des huiles essentielles à petite dose, si besoin. Les vendanges se font manuellement grâce à la famille et les amis le week-end.
🍇 Les vinifications sont naturelles, sans intrants. Les rouges sont élevés dans des vieux fûts, pendant 6 à 7 mois pour micro-oxygéner le vin. Pour les blancs, Manuel s’adapte au millésime. Pour le millésime 2023, ce sera 1/3 en fût et le reste en cuve.
🍷 Manuel cherche à faire des gamay “d’une bonne buvabilité avec de la profondeur”. Les chardonnay doivent être tendus avec de beaux amers.
Coup de ❤️ pour ses vins qui allient tout ce que l’on aime : buvabilité, gourmandise & complexité. À suivre de près ! 😉

30 septembre 2024
PORTRAIT | Hermine DE CLERMONT-TONNERRE
✨ Après des études d’ingénieur agro menées conjointement à des études d’œnologue, Hermine part l’été 2013 en Australie et en Nouvelle-Zélande, visiter des vignobles. À son retour, elle devient responsable de production des Champagnes Gosset. Cette expérience très formatrice tant sur le plan humain, que technique, dure 4 ans. Elle continue comme directrice technique pendant 2 ans en Provence, à La Commanderie de Peyrassol. En 2019, cette passionnée veut relever un défi : faire revivre le vignoble de ses parents à Saint-Georges-sur-Cher (41). En effet, ils l’ont exploité entre 2004 et 2014, mais trois années de gel consécutives (2011, 2012 & 2013) ont eu raison d’eux, leur exploitation est liquidée en 2014. Un voisin vigneron peu scrupuleux la reprend durant 5 ans. Lorsqu’ils arrivent à l’en sortir, Hermine revient. Tout est en friche, le domaine a été pratiquement abandonné. Elle cultive aujourd’hui 7 ha de vignes. “J’ai voulu faire de cet abandon un atout. C’est un sacré défi et une immense chance de pouvoir travailler sur des parcelles qui ont reposé si longtemps sans intervention humaine.”
🌱 Du côté des vignes, pour préserver l’environnement naturel qui s’est installé durant ces années d’abandon, aucun insecticide ni pesticide n’est utilisé. Pour continuer à préserver ses îlots et favoriser la biodiversité, Hermine replante des haies et des arbres. Elle optimise le travail des sols afin d’éviter de les tasser, ce qui permet d’augmenter encore la diversité d’enherbement. Dès qu’elle peut, elle pratique l’éco-pâturage (avec les moutons de son voisin berger) pour enrichir les sols.
🍇 En cave, dans la même logique, elle travaille le plus naturellement possible afin de “faire ressortir l’authenticité du terroir”. Les blancs sont élevés 1 an en cuve pour gagner en longueur. Les rouges passent 1 an et demi en fût pour assouplir leur texture et fondre leurs tanins.
🍷 Dans ses vins, Hermine aime “l’équilibre, la buvalité, le fait qu’ils ne ressemblent pas aux autres du coin”. Elle veut dénoter en réalisant des vins plus complexes et texturés, aidée par l’expérience des différentes régions où elle a travaillé.
Nous avons eu un gros coup de ❤️ pour Hermine et ses vins lors de notre rencontre en mars 2023. Son énergie et sa générosité se ressentent dans ses canons !

3 septembre 2024
PORTRAIT | Érika MAZET & Benoît GUILLOT
Domaine Les Gragnotes
✨ Érika et Benoît se sont rencontrés il y a 12 ans. Lui est originaire d’Annecy et travaille dans le sport. Elle vient de Grenoble et fait des saisons en restauration. Au fil des années, ils envisagent un objectif à 2 : ouvrir une auberge. La famille d’Érika possède une maison de vacances et des vignes en fermage autour de Paziols (11). En 2017, le fermier qui les exploite part à la retraite. Le papa d’Érika leur propose donc de récupérer les 8 ha de vignes. Leur projet initial change mais la région leur plait tellement qu’ils décident de se lancer dans l’aventure. Ils passent, cette année-là, leur brevet professionnel et se forment au Domaine De Mena pour lui et au Domaine Poc à Poc pour elle. En parallèle, ils réalisent beaucoup de travaux pour aménager un chai, une cave et un lieu de stockage. 2018 sera leur premier millésime officiel !
🌱 À la vigne, ils décident, dès la création, de passer en bio. Ils enrichissent les vignes avec du fumier pour régénérer les sols et apporter du vivant. Les rangs sont légèrement labourés l’été car sinon la végétation concurrence trop la vigne.
🍇 En cave, ils ne sont pas interventionnistes. Ils vinifient sans intrant. Les rouges sont élevés 3 mois dans de vieilles barriques pour clarifier les vins et les micro-oxygéner afin d’éviter la réduction (odeur désagréable à l’ouverture d’une bouteille). Érika et Benoît sont totalement complémentaires : lui est plus le technicien du couple, il cherche chaque année à peaufiner ses méthodes de culture et de vinification. Elle, c’est l’artiste ! Elle aime explorer de nouvelles choses. Chaque millésime aura donc sa cuvée éphémère.
🍷 Leur objectif : faire des vins équilibrés, digestes et faciles à boire !
C’est exactement ce que nous retrouvons dans leurs vins : des jus à la fois droits, gourmands et pleins de peps ! ❤️❤️❤️

29 mai 2024
PORTRAIT | Jérémy DECOSTER
Domaine Les Cortis
✨ Au début des années 2000, Jérémy travaille comme ouvrier viticole dans le bordelais (Château des Antonins). Lui vient alors la passion de la vigne. En 2011, il rejoint le Domaine Duplessis, à Chablis (89) où il apprendra le métier de vigneron. 2 ans plus tard, il passe son BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole) à Auxerre (89). Pendant sa formation, il fait un stage au Domaine De Moor où il apprend beaucoup sur la vinification sans soufre. De 2014 à 2016, il gère 5 ha de vignes à la tâche au Domaine Jean-Luc Houblin à Migé (89).
Fin 2016, il reprend 6 ha de vignes dans le Bugey, à Andert-et-Condon (01). “J’ai eu un gros coup de cœur pour cette région, ses vignes et sa nature”. Depuis, il a replanté 2 ha supplémentaires.
🌱 Avant même de s’installer, il savait qu’il allait être en bio par conviction.
Jérémy adore le travail à la vigne. Il a une passion pour le végétal. “Je suis fondu dans mon environnement. J’aime m’oublier par le travail dans les vignes”, notamment à l’intercep ce qui permet d’éviter que l’herbe monte trop haut et aide à l’oxygénation des sols. L’objectif : “l’équilibre entre la plante et ce qui l’entoure”. Il pratique également le palissage, pour une meilleure aération des ceps. “Ça minimise le risque de maladies compte tenu des fortes pluviométries ici, protège des coups de soleil et donc aide à mieux gérer la maturité des raisins”.
🍇 En cave, chaque parcelle donne une cuvée. Les vinifications sont naturelles et sans soufre. Les vins sont élevés minimum 1 an avant d’être mis en bouteille. “L’élevage permet aux vins de se stabiliser, de se patiner, de gagner en profondeur et de leur laisser le temps d’être prêts à boire.”
🍷 Jérémy aime dans ses vins : “l’équilibre, la tension & la complexité.”
Pour la petite anecdote, c’est la cousine de sa femme qui réalise les étiquettes en reflétant la beauté du paysage du Bugey.
De nôtre coté, nous avons eu un gros coup de cœur pour ce domaine. Les blancs sont droits, tendus, ciselés tout en ayant une pointe de rondeur. Les rouges sont très frais, tout en ayant un fruit mûr et une belle complexité.

25 avril 2024
PORTRAIT | Marie-Noëlle & Thierry FORESTIER
Domaine Mont de Marie
✨ Après une école de commerce et un passage dans un grand groupe informatique, Thierry décide à l’âge de 28 ans, en 2002, de rejoindre la terre, pressentant que son chemin de vie est là. L’histoire familiale le portera vers la vigne et le vin. C’est lors d’un pèlerinage à Lourdes, où il rencontre la famille Moulin, paysans à Villevieille dans le Gard, que le lieu d’installation du domaine se décidera ; Souvignargues avec de vieilles vignes en gobelet et de très beaux sols de villafranchien rhodanien sur des coteaux nichés dans les bois. La famille Moulin l’aidera fortement pendant plus de 10 ans à poser les bases du domaine.
Une deuxième rencontre fut décisive en 2017 ; la famille Pfifferling. Ici, en plus d’une nouvelle belle amitié, c’est l’éveil sur la vinification sans foulage qui transforme l’orientation du domaine, et suivront d’autres précieux conseils notamment sur les élevages.
En 2018 son épouse, Marie-Noëlle, quitte l’enseignement et le rejoint sur le domaine.
🌱 Ils travaillent 10 ha de vignes en gobelet découpés en îlots, entourés de forêts, ce qui a pour effet d’amener naturellement une faune et une flore dense et diversifiée. Les sols sont labourés avec une charrue vigneronne afin de garder l’humidité dans les sols. L’objectif : “capter l’énergie du sol par la conduite de la vigne. Un sol vivant a de l’énergie et l’énergie est conduite essentiellement par l’eau. Nous avons des sols qui sont capables de garder l’eau ce qui préserve la fraîcheur des terres. Par les temps qui courent, c’est une chance !”
🍇 En cave, ils travaillent sans intrant, “le plus simplement et naturellement possible.” Le but : “laisser faire au maximum ce que la nature nous donne.” Les vins sont élevés de septembre à juin pour “les laisser se reposer et attendre que la finesse s’installe.” Mais chaque année, “les élevages et les méthodes d’approche évoluent en fonction du millésime et de la progression de nos connaissances.”
🍷 Dans leurs bouteilles, Thierry & Marie Noëlle aiment “l’énergie & le vivant : des vins avec une âme.” Pour eux, ce sont des vins singuliers, sapides et énergisants.
De notre côté, nous aimons leurs vins pour l’énergie, la fraîcheur, l’élégance mais aussi la gourmandise. ❤️❤️❤️

28 mars 2024
PORTRAIT | Christine & Régis PICHON
Domaine Ribiera
✨ Au début des années 90, après l’obtention de son diplôme de sommelier, Régis travaille en Bourgogne, chez Marc Mesneau, chef triplement étoilé. Il poursuit sa carrière à Paris, dans le groupe Hédiard, en tant que responsable de cave, place de la Madeleine.
Après ses études à l’école hôtelière de Strasbourg, Christine passe par différents établissements entre Cannes, Lyon et Paris. Elle tient ensuite son propre restaurant dans la capitale pendant 10 ans.
En 1998, elle rejoint le groupe Hédiard en tant qu’adjointe de magasin, puis directrice. C’est dans cette enseigne que le couple se rencontre.
En 2002, suite à un plan de licenciement, ils quittent Paris pour le Luberon, où Régis trouve un travail dans un domaine viticole. Ils comprennent que la région ne leur plaît pas et rejoignent donc en 2004 le Languedoc, après un passage d’1 an à Mâcon (71) pour une formation Viti-Oeno. Ils tombent amoureux d’Aspiran (34), “situé entre mer et montagne”.
🌱 À la création du domaine, ils constatent que les vins produits ne leur correspondent pas. En revanche, les voisins cultivent en bio et le résultat est bien plus inspirant ! À partir de 2008, ils labelisent donc le domaine, replantent des haies, pratiquent le buttage / débuttage (permet de créer et décomposer naturellement les matières organiques naturelles), …
🍇 En cave, l’objectif est simple : “faire des vins le plus naturellement possible”. Les vinifications se font en levures indigènes et sans souffre. Chaque parcelle est vinifiée séparément. Les vins sont ensuite élevés 10 mois en cuve de fibres. Pour les prochains millésimes, les élevages se feront en jarres : “elles apportent plus de minéralité, de salinité, de tension, de peps et moins le coté fruité”.
🍷 Christine & Régis souhaitent “faire des vins avec peu de couleur, frais, digestes & dynamiques”. Ils adorent la minéralité & la tension.
C’est aussi ce que nous retrouvons dans leurs vins : des jus frais, gouleyants et précis.

28 février 2024
PORTRAIT ▪︎ Jean-Baptiste HARDY
✨ À 30 ans, Jean-Baptiste a déjà un long parcours derrière lui. Après l’obtention d’un Bac Pro Viti-Œno et d’un diplôme de caviste, il part en France et à l’étranger, multiplier les expériences professionnelles pour continuer de se former. Il démarre en tant que sommelier / chef de rang pendant 1 an chez Jean-François Piège. Entre 2016 et 2017, il travaille à la vigne chez Jean-Marc Roulot et poursuit en Bourgogne pour 6 mois en cave au Domaine Leflaive. Il s’envole ensuite pour Cardiff où il passera 8 mois dans un bar à vin. Entre 2018 et 2019, il passe par la Nouvelle-Zélande, la Californie, la Patagonie, toujours dans le but de travailler et d’observer ce qui se fait ailleurs. Il pose ses valises en 2019 au domaine familial, sur ses terres : Le Muscadet.
🌱 En 2018, entre la Californie et la Patagonie, il revient quelques mois au domaine pour remettre d’aplomb 4 ha de vignes à son goût : retravailler les sols, supprimer les herbicides, refaire les installations pour le palissage (remettre des poteaux plus haut). Depuis, il cultive 7 ha de vignes. Il n’utilise que des produits de contact à dose minime et fais des préparations en biodynamie. Il replante des haies, laboure les sols juste en surface pour ne pas les déstructurer. Il fait également de nombreux passages pour palisser les vignes. L’équipe passe 3 à 4 fois ébourgeonner pour ne garder que le meilleur. D’octobre à avril, il ne les touche pas pour qu’elles se régénèrent. Il n’a aucun label mais travaille comme s’il était en bio : “C’est du bon sens paysan”. Les vendanges se font manuellement, en caisse.
🍇 En cave, les vins sont vinifiés lentement, en levure indigène, le plus naturellement possible. Le souffre, c’est à dose homéopathique mais pas systématique. Les vins sont élevés 1 an et demi en barrique pour leur laisser le temps de se mettre en place.
🍷 Jean-Baptiste recherche l’équilibre, la tension & la matière dans ses vins. “Ce sont avant tout des vins personnels et identitaires du terroir”. Pour nous, ses vins confirment que le Muscadet est un grand terroir et fait de grands vins ❤️❤️❤️.

26 janvier 2024
PORTRAIT ▪︎ Clément LECLERE
✨ Après une première vie en tant que caviste à Paris, Clément reprend, en 2015, des études dans l’agriculture. Il se forme chez David Leclapart, à Trépail (51). Il part ensuite travailler une année en Bourgogne, chez Julien Guillot, avant de revenir au domaine familial où il réalisera ses premières vinifications en 2018. Sur l’exploitation, ils sont 3 : ses parents et lui. Des saisonniers viennent grossir l’effectif lors de la saison en vert et des vendanges.
🌱 Dans ses 2,2 ha de vignes, il travaille avec le vivant : “une viticulture la plus propre et censée pour pérenniser les terroirs et l’environnement”. Depuis 2015, les herbicides et insecticides sont bannis. Les vignes sont cultivées au chenillard (mini-tracteur) et/ou manuellement afin d’éviter de compacter les sols et de dégrader la plante.
🍇 En 2018, il s’installe à la coopérative, ce qui lui permet d’avoir un espace de travail et des outils de qualité & adaptés. Les vinifications sont réalisées en tonneaux sans filtration, ni collage. “L’idée est de travailler simplement pour respecter la finesse des terroirs”. En effet, il s’impose de vinifier village par village et quand il peut par parcelle.
🍷 La gourmandise, la tension & les épices sont le fil conducteur de ses Champagnes. Mais chacune de ses cuvées a sa propre identité. ❤️❤️❤️

31 novembre 2023
PORTRAIT ▪︎ Isabelle & Vincent GOUMARD
Mas Cal Demoura
✨ Après plusieurs années passées à Paris dans le conseil et le management, Isabelle et Vincent ont une vraie prise de conscience. Leur souhait : “avoir un métier qui ait un sens par rapport à nos nos valeurs et nos goûts”. Ils décident donc, au début des années 2000, de poser leurs valises dans le Languedoc pour différentes raisons : la première liée aux origines d’Isabelle et la seconde pour l’accès à des terres à des prix accessibles. Ils visitent plusieurs domaines et tombent sur le Mas Cal Demoura. “Ce fût une évidence ; lorsque nous avons été dans ces vignes, c’est la première fois où l’on a vraiment ressenti un appel, que c’était là”. Cal Demoura signifie “il faut rester” en Occitan. C’est ce que fera le couple qui s’y installe avec leurs 2 jeunes enfants.
🌱 Les vignes sont conduites en bio depuis 2010 et en biodynamie depuis 2016. Le domaine fait partie du Label Biodyvin depuis 2019. Comme ils le disent : “on a une relation très sensible à tout cela, aussi bien avec le vin qu’avec le lieu et le vivant qui nous entoure. C’est aussi pour ça que la biodynamie est importante. Tous les traitements de biodynamie sont faits par machines à dos, pour comprendre la raison pour laquelle on fait ça. Cela mobilise, nécessite une attention et permet une vraie relation avec le vivant, de faire corps avec. On n’est pas là pour exploiter le végétal, mais pour en tirer ses fruits et faire quelque chose ensemble.”
🍇 En cave, ils accompagnent le plus naturellement possible les vinifications. “On essaie de faire des vins vivants qui reflètent les terroirs et les lieux-dits.”
🍷 Leurs vins sont plein d’énergie, emprunts de fraîcheur, avec une belle capacité de garde.

24 octobre 2023
PORTRAIT ▪︎ Pauline LAIR
1006 – Chai Urbain
✨ Originaire d’Anjou, Pauline est passionnée de vin depuis ses 15 ans. C’est naturellement qu’elle se tourne vers ce milieu. Elle débute dans le commerce de vin à l’export, puis les spiritueux et ensuite le marketing. Mais son rêve ultime, c’est faire du vin !
En 2015, elle part donc travailler dans un domaine en Nouvelle-Zélande avant de reprendre ses études l’année suivante au lycée viticole de Montreuil-Bellay (49) où elle obtient son BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole). En 2018, et durant 2 ans, Pauline est directrice d’exploitation au Domaine du Closel, à Savennières (49). À l’origine, elle se voyait reprendre des vignes mais cette expérience lui fait comprendre qu’elle passe plus de temps en cave que dans les vignes. Peu à peu, elle mûrit le projet d’un chai urbain à Angers. Comme elle le dit : “Délocaliser l’artisanat dans le centre-ville, c’est un moyen de reconnecter les personnes à ce qu’elles boivent”. Le Chai Urbain 1006 naît en 2020. Le nom, c’est tout simplement le nombre de kilomètres parcouru par la Loire.
🌱 Son leitmotiv : “1 partenariat, 1 cépage, 1 parcelle” pour chaque cuvée. Pour cela, cette vinificatrice débordante d’énergie suit les différentes parcelles qui s’étendent du Muscadet jusqu’à l’Auvergne. Elle s’y rend régulièrement pour y goûter les raisins, décider des dates de vendanges et y participer. Elle voit 1006 comme une grande collaboration : “J’ai envie de valoriser le travail que font les vignerons”.
🍇 Les raisins sont vinifiés naturellement avec pas ou peu d’intrants, dans son chai urbain.
🍷 L’objectif de Pauline est de “toucher les gens avec ses vins, qu’ils donnent de l’émotion”. Pour nous c’est le cas. Elle a su respecter l’identité de chaque terroir en y ajoutant sa propre patte. Ses vins sont frais, digestes & gourmands. Le tout avec de la finesse.

30 septembre 2023
PORTRAIT ▪︎ Sébastien & Franck AGELET
Domaine De Mena
✨ Sébastien et Franck, 2 frères, sont la quatrième génération à cultiver les 25 ha de vignes de ce beau domaine. Leurs arrières grands-parents sont arrivés d’Espagne en 1936. À cette époque, les espagnols étaient mal vus. Alors, quand l’arrière grand-père et son fils Agusti cherchent des vignes, on ne leur propose que des parcelles dans la garrigue et en altitude, des terres mal considérées. Ironie du sort, elles font parties aujourd’hui des plus prisées et qualitatives. Robert, leur papa, s’est installé en 1975 avec leur grand-père. Aujourd’hui, ils profitent de l’ensemble du travail de leur papa : “c’est lui qui a développé et qui à fait ce que le domaine est aujourd’hui en terme de parcelles plantées”.
Sébastien est arrivé le premier sur le domaine, en 2001. À ce moment là, il cultive les vignes mais vend les raisins à la cave coopérative du coin. En 2013, il commence à vinifier ses premières cuvées. Franck rejoint officiellement le domaine en 2018, lors du départ à la retraite de leur père Robert. Ils arrêtent définitivement d’envoyer leurs raisins à la cave coopérative à ce moment là. Les 2 frangins sont soutenus au quotidien par un homme de l’ombre : leur papa. En effet, l’encrage à leurs terres est fort pour les uns comme pour les autres.
🌱 Les vignes sont cultivées en bio depuis 2010. Leur objectif est d’impacter le moins possible la vie du sol : labours peu profonds, engrais organiques, … Ils sont aidés au quotidien par une équipe solide. En effet, pour ces défenseurs du vivant, les relations humaines sont au centre de leur philosophie. Le domaine porte bien son nom. De Mena signifie “par nature” en catalan.
🍇 Le travail en cave est minutieux. Les vinifications sont les plus naturelles possibles. Ils travaillent en levures indigènes, ne collent pas et ne filtrent pas les vins.
🍷 Comme dit Franck : “On a été élevés au Fitou qui tabasse et on s’est vite aperçus que même si on en a goûté des bons, ce n’est pas le style de vins que l’on préfère. Notre idée c’est d’avoir un équilibre entre le fruit et la fraîcheur, avec quand même de la matière”.
Pour nous, c’est réussi ! Leurs vins sont digestes, gourmands et toujours pleins de finesse ❤️.

02 septembre 2023
PORTRAIT ▪︎ Adeline & Romain CORNIN
Domaine Cornin
✨ Adeline et Romain se sont rencontrés à la fin des années 2000, lors de leurs études d’œnologie à Dijon (21). Après avoir obtenu leurs diplômes, Romain part travailler en Nouvelle-Zélande, puis aux États-Unis où Adeline le rejoint. Elle part ensuite seule en Australie.
En 2011, Romain revient au domaine familial. Adeline occupe, à ce moment là, un poste en cave, à Mâcon. Elle rejoint définitivement le domaine en 2019 au sein duquel elle gère l’administratif, le développement commercial et aide également Romain en cave quand il en a besoin.
🌱 Le domaine comprend plus de 30 parcelles de chardonnay situées autour du village de Chaintré (71), pour un total de 12 ha. L’arrêt de désherbants dans les vignes intervient dès 1998. Elles sont cultivées en bio depuis 2000 et labélisées depuis 2009. Les vendanges sont manuelles.
🍇 En cave, les vinifications se font naturellement. Chaque cuvée est élevée au minimum 12 mois et peut aller jusqu’à 24 mois. Le but est d’apporter élégance et finesse, sans marquer le vin.
🍷 Leurs vins sont fins, complexes, empreints d’une grande élégance. Ils sont accessibles dans leur jeunesse mais peuvent vieillir sans problème, bien au contraire !
Comme le dit Adeline : « Chaque cuvée a sa particularité, mais elles portent vraiment le reflet de l’empreinte de Romain. Des vins purs, droits, avec une tension toujours présente ».
Au-delà du travail, c’est un réel plaisir de partager de bons moments avec ces 2 là. ❤️

29 juin 2023
PORTRAIT ▪︎ Aymeric TISSOT
Brasserie Levain
✨ Baigné toute son enfance dans le milieu viticole, c’est tout naturellement qu’Aymeric obtient son diplôme d’ingénieur œnologue, en 2021. En plus de parcourir la France et plusieurs autres pays (Nouvelle-Zélande, Suisse, Espagne) pour se former au vin, Aymeric décide, l’année dernière, de faire une saison au sein de la mythique brasserie belge Cantillon.
🏤 Passionné par tout ce qui fermente (vin, bière, hydromel, saké, …) et plus spécifiquement en levures indigènes, ce jeune touche-à-tout de 25 ans crée, l’année dernière, sa propre brasserie, en plein centre-ville de Besançon.
🍺 Ses bières (actuellement une gamme de 7 cuvées) fermentent dans des fûts de chêne qu’il ensemence grâce à des lies de vin du célèbre domaine familial durant 3 mois en moyenne. Ensuite, pour certaines, il réalise une macération avec du marc de raisin pour créer une sorte d’infusion.
Etant donné qu’Aymeric ne filtre pas ses bières, elle refermentent ensuite naturellement en bouteille grâce aux levures en suspension.
“Je cherche à avoir une base assez tendue, précise et lactique avec une acidité nette et de la complexité. L’objectif : obtenir un bel équilibre. Le but est que cela plaise tant aux amateurs de bière que de vin”.
🍻 Le 8 juillet, Aymeric ouvre officiellement une taproom (lieu où une brasserie sert ses propres bières) juste au dessus de sa cave !

26 mai 2023
PORTRAIT ▪︎ Maxime GAMARD
Domaine de la Mongestine
✨ Situé à Artigues dans le Var, le domaine de la Mongestine s’étire sur un long coteau de 40 ha, entouré de forêts. Céline & Harry GOZLAN ont repris le domaine en 2017 après être tombés amoureux de l’endroit. Maxime GAMARD rejoint le domaine en tant que régisseur dès le début de l’aventure. Ce véritable couteau suisse met la main à la pâte, que ce soit à la vigne, au chai mais aussi à la commercialisation. Titulaire d’un BTS viti-oeno, il réalise son apprentissage à Lancié (69) dans le Beaujolais. C’est à cette époque, lors de sa rencontre avec Marcel Lapierre, qu’il comprend ce qu’est le vin nature. Il travaillera ensuite dans différentes régions viticoles : Bourgogne, Provence, Bordelais…
🌱 Une exposition nord et une altitude de 450 m font de la Mongestine un petit écrin de fraîcheur. Les vignes sont cultivées en biodynamie. Limiter le nombre de passages dans les vignes, l’apport de couverts végétaux, … sont autant de bonnes pratiques qui ont été mises en place à leur arrivée.
🍇 En cave, les vinifications sont naturelles et sans intrants. L’objectif est de laisser s’exprimer le terroir et le millésime.
🍷 Leurs vins sont digestes, emprunts d’une grande fraîcheur !

26 avril 2023
PORTRAIT ▪︎ Guillaume MICHAUT
Domaine 47°N3°E
✨ Issu d’une famille de vignerons dans le Chablisien, Guillaume souhaite également en faire son métier. Après un BTS viti-oeno et une licence en commerce du vin, il décide, en 2005, de revenir travailler sur l’exploitation familiale. En 2017, il crée son propre domaine à Beines (89) dont le nom “47°N3°E” fait référence à son emplacement géographique. Pour Guillaume, c’est aussi une façon de mettre en avant l’unicité de son terroir.
🌱 Les vignes sont en conversion bio. Le travail se fait dans le respect du vivant, c’est ce qui le passionne. Son leitmotiv : laisser faire le terroir !
🍇 Au chai, Guillaume intervient très peu. Il n’utilise pas de produit œnologique, hormis une dose homéopathique de sulfite si besoin.
🍷 Comme il le dit lui même : “mon exploitation est toute jeune mais je me sens totalement équilibré avec ce que je fais, c’est pour cette raison que je le symbolise sur mes étiquettes avec un cairn (empilement de pierres). J’essaie d’avoir des vins qui ont leur personnalité, quelque chose de vibrant, une unicité. Car pour moi, le vin c’est comme un être humain, chacun est unique”.
Et nous sommes bien d’accord ! Chaque cuvée a sa singularité qui exprime l’expression de son terroir. De très beaux Chablis d’émotions. 💣💣💣

31 mars 2023
PORTRAIT ▪︎ André PERRET
✨ Biologiste de formation, André Perret reprend l’exploitation arboricole de son père en 1982. À l’époque, les vignes représentent 1 ha. Avec Dominique, sa femme, ils rachètent des terrains à planter et louent des parcelles pour atteindre aujourd’hui 13 ha. Marie, leur fille, s’est toujours plu dans les vignes et au chai. C’est donc naturellement qu’elle les rejoint en 2020, après des études agricoles et une saison en cave au Chili. Depuis, elle vinifie avec son père qui aime appeler ça “vinification accompagnée”, comme la conduite accompagnée.
🌱 Les vignes qui surplombent le Rhône sont plantées en terrasses, sur des sols pentus de granit. On y trouve 2 cépages à parts égales : la syrah pour les Saint-Joseph et le viognier pour les Condrieu. Marie qualifie le travail à la vigne de “raisonné/raisonnable. Quasiment tout est fait à la main, on intervient très peu et sommes en lien avec la nature”.
🍷 Quand nous demandons ce qu’ils souhaitent faire comme vin, Marie répond : “nous cherchons à faire des vins aromatiques mais tout en finesse et en fraîcheur”.
Nous sommes bien d’accord. Pour leurs Saint-Joseph ou leurs Condrieu, chaque cuvée a son identité mais une ligne directrice est présente dans l’ensemble de leurs vins : la délicatesse, l’élégance et la fraicheur. ❤️

22 février 2023
PORTRAIT ▪︎ Paul GOSSET
✨ Nous avons rencontré ce jeune vigneron passionné chez lui, à Aÿ-Champagne, lors de notre escapade dans cette région, à l’automne dernier.
Après des études en agriculture et un BTS viti-oeno, Paul part 6 mois en Irlande pour parfaire son anglais. Il travaille ensuite pendant 1 an dans un bar à vin, à Reims, pour voir “l’étendu de ce qui se fait en Champagne”. Avant de rejoindre son père au domaine familial en 2016, il passe un diplôme de responsable d’entreprise agricole.
🌱 Dans les vignes, il n’y a aucune chimie de synthèse, uniquement des engrais verts. Il développe l’agroforesterie en plantant une multitude de variétés d’arbres, tels que des saules, des érables champêtres, … afin de favoriser la biodiversité et garder l’humidité dans les sols. Ses vignes sont sublimes !
🍷 Quand on lui demande de parler de ses vins, il répond : “On veut sortir des vins droits, sans défauts. C’est très important pour moi de proposer des vins qui rassemblent. J’ai envie que lorsque différentes générations se retrouvent autour d’une table, tout le monde apprécie. La dimension intemporelle est importante pour moi”.
Pour nous, son but est atteint. On a tous envie de se réunir autour de ses vins qui sont de vraies pépites. Le terroir, la finesse et la droiture sont au rendez-vous. ❤️❤️❤️

26 janvier 2023
PORTRAIT ▪︎ Damien BASTIAN GODDARD
Ça Boit Libre
✨ Découvert lors d’un salon professionnel en Savoie il y a quelques années, Damien fut l’un de nos coups de cœur !
Après des études d’agronomie, ce natif d’Annemasse (74) a exercé le métier d’horticulteur, notamment au Tchad, où il était conseiller technique pour développer des cultures maraîchères. À partir de 2008, Damien passe plusieurs années dans la restauration à Genève. De là vient le déclic : il veut être vigneron ! Il travaille alors durant 5 ans chez Dominique Lucas : domaine Les Vignes De Paradis (74).
C’est en 2017, qu’il acquiert ses premières vignes : une petite parcelle de 75 ares composée d’un cépage typique du secteur : le chasselas. Il travaille en parallèle 2 ans dans le mythique Domaine Ganevat. En 2020, Damien reprend les vignes de Jean-Marie Chappuis, toutes proches du Lac Léman, puis encore un peu de chasselas en 2022, pour totaliser à ce jour 4,5 ha de vignes.
🌱 Dans ses vignes, Damien observe & reste à l’écoute. Il essaie de s’adapter au végétal car c’est lui qui dicte la marche à suivre. Il l’accompagne en développant la biodiversité : herbe dans les vignes, plantation d’arbres, …
🍇 En cave, c’est la même chose. Il laisse faire et n’utilise pas d’intrant. Pour apporter de la rondeur et un joli fruit sans pour autant rechercher le boisé, il élève, pendant minimum 10 mois, les rouges en demi-muids (500 L) ainsi que la moitié des blancs. Le reste passe en tonneau de 300 L.
🍷 Les blancs sont d’une grande salinité, pleins de fraicheur, aux notes de zestes d’agrumes. Cependant, chaque cuvée a sa propre identité dû à son terroir et à son cépage.
Les rouges sont juteux, gourmands et digestes.
❤️ Mention spéciale pour son pinot noir d’une grande finesse.

31 novembre 2022
PORTRAIT ▪︎ Romain HÉNIN
✨ Romain Hénin est un jeune vigneron talentueux que nous avons rencontré pour la première fois, ce printemps, chez Julie Balagny (69). Bluffés par ses champagnes, nous sommes allés, il y a quelques semaines, lui rendre visite directement sur son domaine, à Aÿ-Champagne (51), pour qu’il nous raconte son parcours.
Après l’obtention de son BTS viti-œno à Avize en 2011, il travaille 2 ans en tant que responsable de cave au sein de la maison de Champagne Henri Giraud, avant de revenir au domaine de ses parents en 2013.
🌱 C’est en 2016 qu’il créé son propre domaine avec, pour commencer, 1,2 ha, qu’il convertit directement à l’agriculture biologique puis biodynamique. En 2021, il reprend 8 ha supplémentaires appartenant au domaine familial. Romain est l’un des représentants du renouveau de la Champagne. C’est un vigneron engagé, passionné et perfectionniste qui prend soin de ses vignes. Les traitements à base de plantes, les couverts végétaux et la replantation d’arbres font partie des nombreuses pratiques qu’il met en place pour favoriser la biodiversité.
🍇 Les vinifications se font naturellement, sans aucun intrant ni sulfite ajouté. Il réalise des vins vivants où il laisse le terroir s’exprimer.
🍾 Les champagnes de Romain sont à la fois généreux, précis et très fins. Chaque cuvée a son identité.
Un très beau coup de cœur à découvrir dans nos caves d’ici quelques jours ! ❤️❤️❤️

1 novembre 2022
PORTRAIT ▪︎ Laure BARTHELEMY & Sébastien FREYCHET
CHÂTEAU DEL RANQ
✨ Laure & Sébastien sont tous les 2 issus de régions viticoles : la Bourgogne pour elle et le Languedoc pour lui. C’est donc tout naturellement qu’ils se tournent vers un diplôme d’œnologie.
En 2015, ils décident de partir faire le tour de l’Europe en 4L, pour “prendre de l’inspiration” auprès d’autres vignerons avant une future installation.
En 2018, ils posent leurs valises à Claret (34), dans la région du Pic-Saint-Loup, sur les terres de Sébastien et créent le Château Del Ranq qui signifie Château du Rocher. Un clin d’œil à l’ancienne carrière sur laquelle est construit le château mais aussi parce qu’un menhir trône sur la propriété.
🌱 Ils commencent par cultiver 3,5 ha de vignes. Dès 2019, ils récupèrent 10 ha de la famille de Sébastien. L’ensemble est cultivé en biodynamie. L’épanouissement de leurs vignes est au cœur de leur démarche. En plus des cépages déjà présents sur leurs parcelles (syrah, grenache, mourvèdre, sauvignon, …), ils ont décidé de complanter (mélanger plusieurs cépages sur une parcelle) plus de 10 cépages cette année, tels que du savagnin, du chenin, du bianco gentile, …
🍇 En cave, chaque parcelle est vinifiée naturellement & sans intrants. Les rouges sont élevés dans des foudres alsaciens de 50 hectolitres, tandis que les blancs le sont dans des fûts bourguignons.
🍷 Leur but : “proposer des vins qui vibrent et font vibrer ; on cherche à faire des canons qui reflètent au mieux notre terroir, le tout sans intrants ; des vins droits, nets, précis, qui reflètent les terres, les terroirs et nous deux, des vins qui nous représentent ! “.
Pour nous, le résultat est atteint : les vins sont frais, généreux, complexes… ❤️

1 octobre 2022
PORTRAIT ▪︎ Louis-Clément DAVID
DOMAINE DAVID-BEAUPÈRE
✨ Après des études en école de commerce, Louis-Clément DAVID, alias Clem ou LCDB, décide de reprendre en 2008 les vignes familiales situées à Juliénas (69). Avant, elles étaient exploitées par un métayer. Autodidacte, il se forme au fur et à mesure des millésimes. Il est seul au domaine jusqu’en 2020, date à laquelle sa sœur Olympe le rejoint.
🌱 Très vite après son installation, Clem décide de convertir les 10 ha de vignes en bio puis en biodynamie. Les remises en question permanentes le poussent à s’adapter aux aléas que subissent ses vignes. Ce gros bosseur a même eu le culot de planter de la vigne en plein Lyon dans la propriété de sa grand-mère ! Pour les vendanges, il ne pousse pas les maturités des raisins pour garder la fraicheur.
🍇 En cave, il vinifie sans intrants, en levures indigènes. Il laisse faire le temps. Mais attention, derrière le faux tranquille se cache un acharné du travail, toujours en pleine réflexion sur ses vignes, son domaine et son métier.
L’objectif : faire des vins digestes, qu’il aime boire.
🍷 Le pari est réussi ! Les vins sont à son image : généreux, frais avec du peps. Dans chaque cuvée, on retrouve la patte de ce grand vigneron.
❤️ Certains le savent sûrement mais, pour nous, au-delà du vigneron, il y a un ami. Une fois par an, nous allons passer une semaine au domaine. À la clé : des bons moments de rigolades, des soirées jeux “légèrement arrosées” et des bouffes de haute voltige !

29 juin 2022
PORTRAIT ▪︎ Nicolas & Antoine ROBERT
DOMAINE ROBERT DENOGENT
✨ L’histoire du domaine débute à Fuissé (71) au début des années 1900. Plus d’un siècle après, Nicolas et Antoine, 4ème génération de vignerons, ont repris le domaine à la suite de leur père, Jean-Jacques.
Après une licence en commercialisation des vins, Nicolas prend un poste de caviste à Lyon. Ce passionné de salopettes 😉 part ensuite travailler dans les vignes en Californie et revient s’installer au domaine en 2007.
Antoine commence par une école de commerce à Lyon. Direction ensuite Tokyo, où il trouve un poste de caviste. En rentrant en France, il se forme en alternance au Domaine de Bellene, puis rejoint son frère au domaine familial en 2012.
🌱 Les 2 frangins ont commencé avec 5 ha de vignes pour arriver aujourd’hui à un total de 12 ha. Ils les cultivent en bio depuis 2008 et en biodynamie depuis 2018. Les produits chimiques et de synthèses sont proscrits. Ils favorisent la biodiversité. Quand les parcelles le permettent, ils travaillent le sol avec un cheval.
🍇 En cave, les vinifications se font en levures indigènes sans aucun ajout de souffre. Ils favorisent les élevages longs, allant parfois jusqu’à plus de 3 ans.
🍷 Nicolas et Antoine réalisent des vins racés, salins & complexes, où s’expriment leurs différents terroirs. Les vins sont à leur image : fins et généreux. Ces 2 phénomènes n’ont pas fini de nous surprendre 💣❤️.

11 juin 2022
PORTRAIT ▪︎ Corentin HOUILLON
✨ Originaire du Jura, Corentin se passionne pour la vigne très tôt et pour cause : son oncle et sa tante sont les vignerons du Domaine Renaud Bruyère et Adeline Houillon à Pupillin (39). C’est tout naturellement qu’il se dirige vers ce métier. Il obtient donc en 2010, un BTS viticulture-œnologie. Il fait ensuite ses armes, dans sa région chez Stéphane Tissot, en Nouvelle-Zélande au Domaine Urlar, … À partir de 2015, il passera 4 ans au Domaine de la Ville de Morges, en Suisse, pour mener à bien la transition écologique de ce lieu.
🌱 En 2019, Corentin s’installe sur 5 ha, à Serrières-en-Chautagne (73), en Savoie. Il cultive sur des coteaux abrupts 5 cépages : Pinot Noir, Gamay, Mondeuse, Altesse & Jacquère. Son prédécesseur n’étant pas en bio, il entame la conversion dès le départ et pratique une agriculture régénérative pour augmenter rapidement les taux de matières organiques et la vie des sols. La biodiversité est au cœur de sa démarche.
🍇 En cave, les vinifications sont réalisées le plus naturellement possible : sans intrants, en levures indigènes, sans sulfites ajoutés ni filtration jusqu’à la bouteille.
🍷 Les vins de Corentin sont ciselés, clinquants et punchy. Des jus sains, désaltérants ou se reflètent le terroir. ❤️

30 avril 2022
PORTRAIT ▪︎ Laura AILLAUD
✨ Quel parcours atypique que celui de Laura ! Elle débute dans la restauration. Avec son mari, ils ouvrent en 2010 leur propre établissement. Elle s’occupe à la fois du service et de la sommellerie. Elle se passionne pour le vin et passe de 30 à 300 références en quelques années. En 2014, elle décide en parallèle de son activité, de reprendre une formation en alternance, en viticulture-œnologie. Elle passera 1 an chez Jean-Christophe Comor, Domaine Les Terres Promises (83) et 1 an au Domaine de la Mongestine (83). Elle s’installe en 2017 en reprenant 2,5 ha de vignes, à la Tour-d’Aigues (84). Entre 2018 et 2020, elle rachète des vignes pour atteindre aujourd’hui 8,5 ha en production et 3 ha qu’elle est en train de replanter. L’année suivante, elle rachète une magnifique bastide proche des vignes, pour faire son chai et sa maison. Les 2 heures de trajet entre son domicile et ses vignes ne seront plus qu’un mauvais souvenir.
🌱 Les vignes sont labélisées bio. Laura pratique l’enherbement pour enrichir les sols et ramener du vivant dans la vigne. Certaines parcelles sont travaillées à cheval. Le sol composé principalement de sable ramène de la finesse et une certaine droiture dans les vins.
L’objectif des années à venir : mettre en place un système de ferme et d’agroforesterie afin de développer la biodiversité dans ses vignes.
🍇 En cave, il n’y a pas grand chose à dire, les vinifications se font naturellement sans intrant. Elle laisse du temps au temps.
🍷 Laura réalise des vins aériens aux tannins soyeux. Des vins vivants et vibrants ! 💣💣💣

15 avril 2022
PORTRAIT ▪︎ Samuel & Guillaume MONIER
DOMAINE MONIER-PERRÉOL
✨ En 2002, Jean-Pierre Monier décide de sortir de la coopérative pour vinifier lui-même les raisins de ses 5 ha de vignes. En 2008, il s’associe à Philippe Perréol, vigneron et ami de la famille. À eux 2, ils cultivent 11 ha sur les terroirs de Saint-Joseph.
Après un BTS viticulture-œnologie, réalisé à Beaune et plusieurs expériences dans la Vallée-du-Rhône et la Provence, Samuel, le fils ainé de Jean-Pierre rejoint le domaine en 2015. Guillaume, son frère, se forme au même endroit et parcourt ensuite différents vignobles : la Toscane, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, la Savoie ou bien encore la Champagne. Il revient au domaine en 2019. Les 2 frères sont depuis à la tête du domaine.
🌱 Situées à 350 m d’altitudes, les vignes sont conduites en biodynamie. Pour favoriser l’enrichissement des sols et limiter l’impact de la sécheresse, ils pratiquent le paillage et l’enherbement. Pour eux, “chaque plante qui pousse dans les vignes est un indicateur de la santé des sols”.
🍇 En cave, les vinifications sont naturelles et sans intrant. Le but : faire des vins aboutis, équilibrés où le terroir est mis en avant. Ils proposent 9 cuvées, chacune issue d’une parcelle.
🍷 Le travail réalisé à la vigne et en cave confère à leurs vins une énergie insolente. La tension et la complexité aromatique apportent beaucoup de profondeur. Des jus vibrants !
Accessibles dès leur jeunesse, ils disposent d’un beau potentiel de garde.

18 mars 2022
PORTRAIT ▪︎ Julien MONCLUS & Mélanie TORRES-ARNAU
DOMAINE CAMP DEL MAS
✨ Après un BTS viti-oeno, Julien reprend, en 2003, les 20 ha de l’exploitation familiale située à La Boissière (34). L’ensemble de la production part, à ce moment là, directement à la coopérative. En parallèle de son activité de guide conférencière, Mélanie l’aide au quotidien dans les vignes. En 2016, ils sélectionnent 2,5 ha de vignes en fonction de leur terroir pour les vinifier eux-mêmes, naît alors le Domaine Camp Del Mas. Mélanie rejoint Julien à plein temps en 2022.
🌱 Situées à 250 m d’altitude, les parcelles sont travaillées de manière traditionnelle. Le respect du végétal est pour eux primordial : taille & vendanges manuelles. Bien que les vignes ne soient pas encore certifiées Bio, les méthodes sont identiques.
🍇 En cave, ils ont pu compter sur le soutien et les conseils de Pierre Vaïsse. La vinification se fait le plus naturellement possible. Les vins sont ensuite élevés pendant 12 mois en barrique.
🍷 Les vins sont complexes, généreux avec un fruit exceptionnel, tout en gardant de la fraîcheur.

11 février 2022
PORTRAIT ▪︎ Fred LAILLER
DOMAINE BRÉGEON
✨ Après plusieurs années en tant qu’ouvrier agricole, dans différents domaines, Fred reprend en 2011, les 7.5 ha, répartis sur 35 parcelles, du Domaine Brégeon.
🌱 Soucieux de son environnement et de ses vignes, il cultive le domaine en bio depuis le départ. Il obtient la certification en 2018. Fred accorde le plus grand soin à la vigne car c’est à travers son terroir que le vin puise son caractère. Pour respecter au mieux le fruit, une équipe de plus de 20 vendangeurs récoltent et trient à la main le raisin. Actuellement, il cultive 10 ha dont 95% en fermage (location). Son objectif : racheter au fur et à mesure les terres.
🍇 En cave, il n’est pas interventionniste, la fermentation se fait naturellement par levures indigènes. Ensuite, il laisse faire le temps avec de beaux élevages.
🍷 Les vins sont à l’image de Fred : généreux & pleins de caractère. Les crus sont marqués par le terroir et la patte du vigneron.

29 décembre 2021
PORTRAIT ▪︎ Léo DIRRINGER
✨ Originaire d’Alsace et issu d’une famille vigneronne depuis 4 générations, Léo ne se dirige pas spontanément vers la viticulture. C’est au fil de dégustations qu’il se passionne pour les vins naturels et l’énergie qu’ils dégagent. Dès lors, il souhaite devenir vigneron.
🧳 Il commence sa formation par un BTS viticulture-œnologie à Montpellier (34) et poursuit par une école d’œnologie en Suisse à Changins. Il fait ses classes chez la célèbre vigneronne suisse Marie-Thérèse Chappaz, puis une vendange au domaine Ostertag. Il rentre ensuite au domaine familial, à Dambach-la-Ville (67).
🌱 Dès son retour en 2017, il reprend certaines parcelles de ses parents et les convertit d’emblée en bio. L’objectif : travailler le plus naturellement la vigne. Il cultive un grand nombre de cépages tels que le gewurztraminer, le riesling, le sylvaner, le muscat, … pour les blancs et le pinot noir pour les rouges.
🍇 Concernant la vinification, il laisse faire le temps et n’utilise aucun intrant. Il veut comprendre et partager l’énergie que dégagent les vins naturels.
🍷 Quand on lui demande de nous décrire ses jus, il nous répond « j’essaie de faire des vins avec de la fluidité, de l’aromatique et des concentrations salines ». C’est bien notre avis.

30 octobre 2021
PORTRAIT ▪︎ Pierre MÉNARD
🌠 Nous sommes allés à la rencontre de Pierre à son domaine, il y a maintenant 2 ans. Nous avons découvert un vigneron passionné et d’une grande simplicité.
🧳 En 2010, après un diplôme viticulture-œnologie en poche, il décide de parcourir le monde pour découvrir ce qui se fait ailleurs : il s’arrêtera au Portugal, en Nouvelle-Zélande, au Canada & en Hongrie.
🏡 En 2013, il s’installe à Faye-d’Anjou (49) et commence par racheter 0,2 ha de chenin. Il crée sa première cuvée : “Le Quart des Noëls”. Depuis, il reprend des parcelles au fur et à mesure pour atteindre aujourd’hui 4 ha. Il ne se concentre pas uniquement sur du chenin, il récupère du sauvignon pour proposer un autre profil de blanc et du cabernet franc pour faire du rouge.
🍇 Les vignes sont cultivées avec les contraintes du cahier des charges bio depuis le départ. Il officialise cette démarche en demandant le label en 2019. En cave, Pierre n’est pas interventionniste : il laisse le temps à ses vins de se construire.
🍷 Pierre réalise des vins vivants, d’émotion et de terroir. Ils sont emprunts d’une grande noblesse. L’équilibre entre la fraîcheur, la maturité & la richesse est superbe.

10 juillet 2021
PORTRAIT ▪︎ Julien GUILLOT
DOMAINE DES VIGNES DU MAINE
✨ Créé en 1952, par le grand-père de Julien, le @closdesvignesdumaynes s’étend sur 9 ha. Situé à Cruzille (71), au sud de la Bourgogne, le domaine est en bio depuis le départ et en biodynamie depuis 1998. Il n’a jamais connu la chimie et a toujours été cultivé dans le plus grand respect du vivant.
🍇 Julien, comédien de profession, reprend le domaine en 2001. Pendant plusieurs années, il allie les 2 métiers. En 2004, il se consacre uniquement à celui de vigneron. Très soucieux de la vigne jusqu’à la mise en bouteille, il proscrit le souffre et utilise les levures indigènes (levures présentes naturellement sur la peau du raisin).
🍷Il réalise des vins vivants, purs, texturés et lumineux.
🥃 Distillateur de père en fils, Julien propose également des eaux-de-vie conçues au domaine, certaines vieillies plus de 30 ans. Comme si cela ne suffisait pas, il dispose d’un gîte au sein du domaine, lieu de vie et de partage où se rencontrent régulièrement musiciens et comédiens.

4 juin 2021
PORTRAIT ▪︎ Guillaume NOIRE
✨ Après une carrière dans le design à Paris, Guillaume aspire à une nouvelle vie.
🧳 Amateur de vins, il s’installe à Rablay-sur-Layon en 2016 et réalise plusieurs stages chez des vignerons du coin, qui le confortent dans l’idée de monter son domaine. Il rachète 2,5 ha de vignes autour de chez lui.
🍇 Il souhaite réaliser des vins naturels. Pour cela, il travaille ses sols minutieusement et favorise l’écosystème dans ses vignes. L’objectif : qu’elles deviennent autonomes. En 2020, elles sont labellisées Bio.
🍷 En cave, Guillaume n’est pas interventionniste, il laisse faire le temps et n’utilise aucun intrant (souffre, …).
Ses chenins sont frais, salins et ciselés. Les rouges sont gourmands et pleins de fruits.

2 mai 2021
PORTRAIT ▪︎ Julien SUNIER
✨ C’est chez lui, sur les hauteurs d’Avenas, que nous avons rencontré Julien pour la première fois. Une dégustation qui s’est terminée par un casse-croûte improvisé.
🍇 Julien a commencé en 2008, en reprenant 2 ha de vignes. Actuellement, le domaine est réparti sur 7 ha avec 3 appellations : Régnié, Fleurie & Morgon. L’ensemble est cultivé en bio et promeut une viticulture artisanale. Sa philosophie : respect du vivant et de la biodiversité. Les vinifications sont naturelles.
🍷 Les vins allient finesse & élégance. La précision et la pureté qui s’en dégagent sont la trame commune à l’ensemble de sa gamme.

10 mars 2021
PORTRAIT ▪︎ Pierre HALLEY & Samuel DURAND
✨ Le Clos Constantin, pour nous, c’est avant tout une très belle rencontre. Au détour d’un chemin, leur chai en bois situé au milieu des vignes nous a tapé dans l’œil. Nous nous sommes arrêtés pour déguster. Une belle surprise ! Depuis, nous sommes bluffés millésime après millésime, par la précision de leurs vins.
🍇 Après des études viticoles et une expérience de caviste aux États-Unis, Pierre décide en 2009 de reprendre seul les vignes de son oncle à Argelliers (34). Le raisin est alors envoyé à la coopérative. Mais Pierre ne veut pas en rester là.
Son objectif : créer sa cave, pour vinifier « ses vins ».
☀️ Parallèlement, Samuel, originaire de Sancerre (18), est caviste à Paris. Après plusieurs années, il aspire à de nouveaux horizons, loin de sa vie parisienne intense. En 2015, il vient s’installer dans le Languedoc pour participer à l’ouverture d’une cave. C’est dans la région natale de Pierre qu’ils se rencontrent.
🌱 Ils décident de créer, en 2017, le Clos Constantin, en hommage à l’arrière-grand-père de Pierre. Aujourd’hui, ces 2 passionnés cultivent 15 ha en conversion biodynamie.
Leurs vins sont à leur image : élégants, avec du caractère.
